
Oeuvre maçonnique pour nombre de commentateurs (1), La Flûte enchantée aborde de multiples thèmes, que la musique de Mozart porte et magnifie : la lutte entre le Bien (Sarastro, son royaume de lumière et de vertu), et le Mal (la Reine de la Nuit, femme, reine des ténèbres, habitée par un désir de vengeance, des pulsions meurtrières…) ; les apprentissages ardus et périlleux de l’adolescence, incarnée par Tamino, prince venu d’ailleurs, et Pamina, princesse et fille de la Reine de la Nuit, prisonnière de Sarastro ; le monde des adultes, ses politiques, ses valeurs (2), les plaisirs terriens, charnels et primaires du sympathique oiseleur Papageno…
Et bien sûr, l’Amour !
Car la musique de Mozart, comme on sait (3), n’a pas son pareil pour enchanter le désir, célébrer l’amour : arias sublimes, duos, trios, et chœurs… Il y a, à la fin de l’acte 1, un duo magnifique, « Bei Männern, welche Liebe fühlen » chanté par Papageno et Pamina :
- (1) https://www.classicalsource.com/concert/the-royal-opera-die-zauberflote-charles-castronovo-christopher-maltman-ekaterina-siurina-conducted-by-julia-jones/
- (2) La Reine de la Nuit, ainsi que Sarastro, règnent en maîtres absolus sur leurs mondes respectifs.
- (3) Voir par exemple sur ce site dans Cosi fan tutte : https://wp.me/p7TeeU-3D4
Extraits :
Pamina : Un homme capable d'aimer ne peut manquer de cœur
Papageno : Partager la douceur de l'amour est le premier devoir de la femme
Ensemble : Réjouissons-nous de l'amour, ne vivons que par l'amour
Pamina : L'amour adoucit toute peine, toute la création se voue à l'amour
Ensemble : Par l'amour, femme et homme s'élèvent au rang des dieux.
Mozart aime les femmes, elles sont respectées, partenaires des hommes : dans ses opéras, si elles sont parfois mutines, voire rusées, piégeant les hommes, accusant leur inconstance, bridant leurs désirs d’aventures…, elles sont aussi aimantes, fortes, courageuses… et plutôt fidèles en amour.
