J’aime ces êtres tellement épris de ce que leur cœur imagine la liberté qu’ils s’immolent pour éviter au peu de liberté de mourir. Merveilleux mérite du peuple. (Le libre arbitre n’existerait pas. L’être se définirait par rapport à ses cellules, à son hérédité, à la course brève ou prolongée de son destin… Cependant il existe entre tout cela et l’Homme une enclave d’inattendus et de métamorphoses dont il faut défendre l’accès et assurer le maintien.)

René Char, 1962, Feuillets d’Hypnos, dans Fureur et mystère, Paris Éditions NRF Gallimard, « Poésie », 1948.

René Char, est né le 14 juin 1907 à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) et mort le 19 février 1988 à Paris, est un poète et résistant français.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Feuillets_d%27Hypnos