L’empereur Joseph II d’Autriche, qui aimait par-dessus tout la musique italienne, laissait végéter Mozart. Cependant, sur les instances de la comtesse de Thun et du prince de Cobentzel, il fit représenter, en 1782, l’Enlèvement au Sérail, un opéra en 3 actes, sur un  livret allemand de Gottlieb Stephanie. * L’opéra raconte la tentative par le noble Belmonte d’enlever sa fiancée Konstanze, retenue prisonnière dans le palais du pacha turc Selim.

 * Die Entfûhrung aus dem Serail, K384, opéra en 3 actes.

Après l’une des représentations, voici la scène imaginée par Milos Forman, entre le monarque et le compositeur (1984, Milos Forman, Amadeus):

« Ça et là, il y a, semble-t-il, un zeste de… en certains endroits… J’ai trouvé qu’il y avait… Comment dire? (L’empereur demande au Directeur)… « Un peu trop de notes, Sire »… Oui, c’est cela, un peu trop de notes! C’est un fait de la nature, mon bon ami, l’oreille humaine n’enregistre qu’une certaine quantité de notes en une seule soirée… Je crois que sur ce point, j’ai raison! (à Salieri: Qu’en dites-vous, Compositeur?… Salieri acquiesce) Mon cher ami, ne le prenez pas en mauvaise part! Votre œuvre est inventive, sa qualité parle! Toutefois, elle comporte un peu trop de notes, c’est tout! Élaguez-la un peu, et l’ensemble sera parfait! »

Synopsis d’Amadeus, par l’hebdo Telerama:

1823. Se sentant responsable de la mort de Mozart trente ans plus tôt, Antonio Salieri tente de se suicider. Incarcéré, il se confie à un prêtre.

Tout débuta lorsque Salieri entendit parler de Mozart pour la première fois. Il était alors compositeur officiel de la cour de Vienne et décida de le rencontrer à Salzbourg.

Salieri découvrit ce jeune musicien, adolescent paillard, dont le comportement, qu’il jugeait hautement révoltant, tranchait singulièrement avec sa musique et son indéniable talent artistique.

Salieri comprit rapidement que ce jeune surdoué arrogant constituait une réelle menace. Bien qu’admiratif du génie de Mozart, il tenta par tous les moyens de l’évincer…

« Les génies sont de ces météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle. » N.Bonaparte

Calciné, Mozart illumine le champ de son art et ce, à jamais.