J’aime cette saison de fin d’été, contemporaine de la rentrée : ciel changeant, vent, fraîcheur du matin, pointes de soleil qui illuminent et brusquement réchauffent … Nostalgies d’enfance et de rentrée des classes (J’aimais l’école!)

L’étranger

– Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère?

– Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.

– Tes amis?

– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.

– Ta patrie?

– J’ignore sous quelle latitude elle est située.

– La beauté?

– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

– L’or?

– Je le hais comme vous haïssez Dieu.

– Eh! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger?

– J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages!

Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (1869)      Baudelaire

Les nuages