Avril 2022

Le titre de cet article se réfère à une réplique célèbre, choisie dans une œuvre de Cocteau :

Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur.

1920, Jean Cocteau, Les Mariés de la Tour Eiffel.

… et je la transforme ainsi : Puisque ces mystères nous dépassent, organisons-les ! Titre plus conforme à ce que je veux exprimer ici, mais aussi, j’en conviens, l’antithèse pure et simple de l’œuvre foutraque à laquelle il fait allusion (à l’attention des passionnés et des curieux, voir cet article : https://wp.me/p7TeeU-4WI)

Ces mystères qui nous dépassent (malgré la Science)

Au premier trimestre de l’année 2020, notre vie a changé. Certes, l’épidémie de SarsCov2 n’est pas seule impliquée dans les mutations ou bouleversements en cours, mais, pour l’instant, elle y a une part visible-invisible, très insistante, et peut-être prépondérante.

Tout en n’étant peut-être que la partie émergée de cet iceberg nommé crise.

On a du mal à mesurer encore l’amplitude, les proportions, la nature des changements, pas plus que leurs significations ou leurs conséquences. Mais de toute évidence, ce ne sera plus comme avant. D’ailleurs, nous ne devrions pas faire comme si rien n’avait changé, ni même comme si ces changements étaient banals, ou même souhaitables, ou comme s’il était facile de s’y habituer.

(à suivre)

Marc Chagall, Les Mariés de la Tour Eiffel
(Huile sur toile, 1928)

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Cette série d’articles est ma façon de raconter une histoire de cette épidémie. On est loin d’une synthèse qui se voudrait objective, encore moins scientifique. C’est une fiction, un point de vue sur ces événements qui, sur chacun(e) d’entre nous, ont laissé leur marque. Vous y reconnaîtrez en clair des faits réels, connus de tous, et en filigrane mes questions, doutes, insatisfactions.

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